musique. sac vanessa bruno en lin

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. Mais, tout de même, il eût été triste que le romantisme,–quidepuis cinquante ans décline,–ne fût pas né…Suivrai-je l’influence de Rousseau chez les étrangers? Ici, je manquepar trop de compétence et de science; je ne puis,–après vous avoirrenvoyé au livre excellent de Joseph Texte[16],–que vous répéter cequ’on a coutume de dire: que l’influence de Rousseau s’est exercée surGoethe, Schiller, Byron; sur Kant, Fichte, Jacobi, Schleiermacher; et,avec une évidence éclatante, sur Tolstoï.[Note 16: Jean-Jacques Rousseau et les origines du cosmopolitismelittéraire.] J’ai lu Rousseau tout entier, disait Tolstoï à l’un de nos compatriotes; j’ai lu ses vingt volumes, y compris le dictionnaire de musique. sac vanessa bruno en lin
Je l’admirais avec plus que de l’enthousiasme; j’avais un culte pour lui. A quinze ans je portais à mon cou, au lieu de la croix habituelle, un médaillon avec son portrait. Il y a des pages de lui qui me sont si familières qu’il me semble les avoir écrites.Et enfin (et je l’ai souvent senti dans cette longue promenade à traversson oeuvre), soit par lui-même, soit par les écrivains qui ont subi soninfluence, il agit aujourd’hui encore sur beaucoup d’entre nous, même ànotre insu. Il agit encore sur la part la plus aveugle de nous-mêmes,sur notre sensibilité: car lui-même est un être sensibleprodigieusement, et d’une sensibilité sans règle, c’est-à-dire trèsdistincte de la bonté, souvent ennemie de la raison, et souventmaîtresse d’erreur et instigatrice de révolte. Avant de le quitter, je le considère dans le plus complaisant desnombreux portraits qu’il a laissés de lui-même: ses quatre Lettres à M.de Malesherbes. sacs à main vanessa bruno (Et cette manie d’«expliquer éternellement soncaractère» a vraiment quelque chose de peu viril, et est signe, déjà, defaiblesse mentale.)–Lorsqu’il compose ces quatre Lettres, il est dansson plus beau moment; il vient d’écrire la Julie, le Contrat etl’Émile; et sa folie n’est que commençante. Or, comment se voit-il? etcomment se définit-il?Dans ce portrait,–qu’il veut pourtant aussi avantageux quepossible,–il oublie, ou néglige, ou dédaigne les parties les plussaines de lui-même, celles où se seraient sans doute reconnus ses aïeuxparisiens et catholiques; il oublie le Jean-Jacques qui a écrit deschoses si raisonnables sur le patriotisme, par exemple (dans l’articleÉconomie politique), ou sur le naïf Projet de paix perpétuelle del’abbé de Saint-Pierre; celui qui a écrit l’admirable troisième partiede la Nouvelle Héloïse, et, dans l’Émile, la Profession de foi duVicaire et les chapitres délicieux sur l’éducation de Sophie, etcertaines pages des Lettres de la Montagne et, dans sa correspondanceprivée, tant de lettres pleines de raison (car c’est surtout pour lepublic qu’il osait ses folies).Il oublie, dis-je, ce qu’il eut de meilleur; et voici comme il se peint.Après avoir exprimé son «dégoût des hommes», il en cherche la cause.«Elle n’est autre, dit-il, que cet indomptable esprit de liberté querien n’a vaincu» (car, naturellement, il donne aux choses de favorablesnoms). Il continue en disant que «personne au monde ne le connaît quelui seul». Sac Vanessa Bruno Grand
Il assure connaître ses défauts et ses vices, mais il ajouteaussitôt: «Avec tout cela, je suis très persuadé que, de tous les hommesque j’ai connus en ma vie, aucun ne fut meilleur que moi.»Il se définit lui-même «une âme paresseuse qui s’effraie de tout soin,un tempérament ardent, bilieux, facile à s’affecter, et sensible àl’excès à tout ce qui l’affecte». Il proclame son mépris absolu del’opinion. (Or l’«opinion», comme il l’entend, peut être le sentimentdes sots, mais peut être aussi la plus respectable et la plus nécessairedes traditions.) Il écrit fièrement: «Je hais les grands», lui qui a silongtemps paru ne pouvoir se passer d’eux.–Son plus grand plaisir,c’est de rêver. Il raconte les orgies silencieuses de sa sensibilité etde son imagination à travers les bois de Montmorency: Et cependant, dit-il, au milieu de tout cela, le néant de mes chimères venait quelquefois me contrister tout à coup.

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